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Meunn Na Né (C'est Possible)

Le 24 mai 2014, 14:21 dans Société 0

                                                                                               INSTITUTION CITOYENNES

 

Le Sénégal a dépassé la croisée des chemins, les Sénégalais veulent autre chose et plus que ne leur donnent leurs politiques et leurs intellectuels (s’il en existe encore). Les Sénégalais veulent des Institutions solides, durables et justes qui leur garantissent  la Paix sociale, la Justice pour tous et la Stabilité pour se projeter avec sérénité dans le futur. Les Sénégalais croient et veulent continuer de croire en leurs Institutions. Les Sénégalais croient en leur Président, à leur Justice, sont fiers de leurs forces armées et se gaussent de leur démocratie, ce qui veut dire qu’ils deviennent exigeants et veulent plus que ce leur donnent ou offrent leur classe politique et leur intelligentsia (pour ne pas dire intellectuels).

Pour des Institutions solides, comme pour tout ce qui se construit durablement, il faut des fondations ou des fondements profondément ancrés, des briques solides comme le roc, des liants ultra résistants et qui puissent résister à l’usure du temps et aux agressions des ambitions. Il faudrait construire des forteresses  qui prendraient une vie entière à tout individu qui tenterait simplement d’en défaire un seul pan. Les grandes démocraties sont construites de cette manière, les hommes et les contextes changent mais pas l’encadrement institutionnel. Le bénéfice de solides institutions, c’est qu’il permet d’aller à l’essentiel si on veut arriver à quelque chose, du citoyen qui veut bâtir sa carrière à l’homme politique qui ambitionne le sacre suprême. Les chemins sont balisés pour les plans de carrière, de l’artisan à l’universitaire en passant par ceux qui veulent nous diriger. Toutes les ambitions doivent être encadrées, cadrées et les outils d’accès à la disposition de Tous.

Les Institutions ne sont pas faites pour une classe ou une catégorie de citoyens ; elles sont faites pour tout le monde, des générations présentes à celles du futur. Les Institutions doivent être architecturées et outillées pour être et rester impersonnelles, sans visage, imprenables et les hommes qui les incarnent : armés, propres et au-dessus de tout soupçon.

Au Sénégal, les pouvoirs qui se sont suivis ont affaibli les Institutions et partant, se sont affaiblis eux-mêmes. L’Autorité du Premier Sénégalais s’est érodée, entraînant à sa suite, celle de toutes les institutions qui font la République. Ce n’est bon pour personne, surtout pour le premier magistrat qui utilisera son temps à chercher et à ramener les bêtes égarées au lieu de mener son troupeau vers les pâturages mais aussi, le citoyen lambda, qui n’aura d’autre issue que de s’en remettre à DIEU, ce qui est le comble pour un vivant.

Il est donc urgent pour tous, du Premier Magistrat qui a besoin de toute l’Autorité de l’Etat pour gouverner au citoyen lambda qui n’a que intérêt à la solidité des Institutions d’aller à l’essentiel, c’est-à-dire à la mise en place sans tarder de ces outils institutionnels .

Et dans cet ordre d’idées que nous proposons notre Réforme des Institutions.

 

 

 

                                                                         DU SENAT

La réhabilitation du Sénat où seront transférées les compétences du conseil constitutionnel.

Le Sénat étudie les textes de loi et ce pendant une période de l’année bien déterminée, appelée « sessions ».

A la différence de l’Assemblée Nationale, le Sénat est une assemblée permanente puisque le chef de l’État ne peut pas la dissoudre.

Le Sénat tout comme l’Assemblée Nationale « contrôle » le Gouvernement en posant des questions aux ministres qui sont sommés de répondre et de s’expliquer

          Les membres du Sénat sont nommés par le président de la République selon les critères ci-dessous.

Ø  Du président : qui est le magistrat le plus ancien dans le grade le plus élevé de l’Administration judiciaire;

Ø  Du premier vice président qui est le professeur titulaire de chaire le plus ancien dans le grade le plus élevé de l’enseignement supérieur ;

Ø  Du deuxième vice président  qui est le doyen des avocats ;

Ø  Du troisième vice président qui est le militaire le plus ancien dans le grade de général à la retraite ;

Ø  De la présidence de la commission de la recevabilité des Lois dirigée par le professeur de droit le plus ancien dans le grade le plus élevé, composée de cinq praticiens du Droit (droit constitutionnel, droit privé, droit public, droit spécifique, anciens présidents de groupes parlementaires…) recrutés par appel à candidature ;

Ø  De la présidence de la commission de l’Economie et des Finances dirigée par l’inspecteur du Trésor le plus ancien dans le grade le plus élevé de l’Administration, composée de cinq membres issus du milieu des finances et recrutés par voie d’appel à candidature ;

Ø  De la présidence de la commission Urbanisme et Habitat dirigée par l’ingénieur paysagiste le plus ancien dans le grade le plus élevé de l’Administration, composée de cinq membres issus des métiers de l’architecture, du génie civil et des paysagistes recrutés par appel à candidature ;

Ø  De la présidence de la commission des transports et des voies de communication dirigée par l’ingénieur en logistique et transport le plus ancien dans le grade le plus élevé de l’Administration, composée de cinq membres issus des métiers de la route et du maritime recrutés par voie d’appel à candidature;

Ø  De la présidence de la commission des Travaux publics et de l’équipement dirigée par l’ingénieur des ponts et chaussées ou du génie civil plus ancien dans le grade le plus élevé de l’Administration, composée de cinq membres issus des métiers de la construction, recrutés par voie d’appel à candidature ;

 

Ø  De la présidence de la commission des Affaires étrangères dirigée par le conseiller aux affaires étrangères le plus ancien dans le grade le plus élevé de l’Administration, composée de cinq membres issus des métiers de la diplomatie et des Affaires recrutés par voie d’appel à candidature ;

 

Ø  De la présidence de la commission de la Défense et de la Sécurité dirigée par le commissaire le plus ancien dans le grade le plus élevé de la Police, composée de cinq membres issus de l’Armée Nationale, de la Gendarmerie, de la Police, de la Douane et des Eaux et Forêts de la hiérarchie A;

 

Ø  De la présidence de la commission de l’Education et de la Jeunesse dirigée par l’instituteur le plus ancien dans le grade le plus élevé de l’enseignement élémentaire, composée de cinq membres issus des milieux de l’Ecole et de la Formation recrutés par appel à candidature ;

 

 

 

 

 

Ø  De la présidence de la commission de la Culture et de la communication dirigée par le doyen de la presse nationale, composée de cinq membres issus du milieu de la communication et des spectacles recrutés par voie d’appel à candidature ;

Ø  De la présidence de la commission Santé dirigée par le médecin le plus ancien dans le grade le plus élevé de l’Administration, composée de cinq membres issus du milieu de la Santé, des sapeurs pompiers, des organismes d’intervention dans ce domaine recrutés par voie d’appel à candidature ;

Ø  De la présidence de la commission des affaires sociales et de la solidarité dirigée par l’éducateur social le plus ancien dans le grade le plus élevé de l’Administration, composée de cinq membres issus des ONG nationales caritatives et de secours,  recrutés par voie d’appel à candidature ;

Ø  De la présidence de la commission de l’aménagement du territoire dirigée par  l’ingénieur géomètre le plus ancien dans le grade le plus élevé de l’Administration cadastrale, composée de cinq membres du milieu de la géographie recrutés par voie d’appel à candidature;

Ø  De la présidence de la commission de la Pêche dirigée par le spécialiste du droit maritime le plus ancien dans le grade le plus élevé de l’Administration, composée de cinq membres du milieu de la Pêche. anciens directeurs de la pêche, anciens ministres, directeurs de projets, syndicats…) recrutés par voie d’appel à candidature ;

Ø   De la direction de la commission de l’Agriculture dirigée par l’ingénieur agronome le plus ancien dans le grade le plus élevé de l’Administration, composée de cinq membres issus du milieu (anciens ministres, directeurs de projets ou de l’agriculture, syndicats), recrutés par voie d’appel à candidature ;

Ø  De la présidence de la commission des PME-PMI dirigée par l’inspecteur des impôts le plus ancien dans le grade le plus élevé de L’Administration, composée de cinq membres des syndicats du patronat et des travailleurs recrutés par voie d’appel à candidature ;

 

Ø  De la présidence de la commission des sports dirigée par l’inspecteur de la jeunesse et des sports le plus ancien dans le grade le plus élevé de l’Administration, composée de dix membres issus du milieu du sport (anciens ministres, présidents  de fédérations et  d’associations sportives …) recrutés par voie d’appel à candidature;

Ces commissions sont chargées chacune en ce qui la concerne de l’étude des propositions et des  projets de loi, afin d’y apporter les amendements nécessaires dans l’intérêt du bien public et national, après leur passage devant la commission de la recevabilité des Lois.

Les personnes morales des associations et ONG de la société civile peuvent  se présenter dans les  commissions.

·         Le président  du Sénat bénéficie d’une indemnité de cinq cent mille francs, d’un véhicule de fonction avec chauffeur, de trois cent litres de carburant et d’un crédit de téléphone de cent mille francs.

·         Les trois vices  présidents bénéficient d’une indemnité de trois cent mille francs, d’un véhicule de fonction avec chauffeur, de cent cinquante litres de carburant et d’un crédit de téléphone de cent mille francs.

·         Les présidents de commissions bénéficient d’une indemnité de session de deux cent cinquante mille francs, et d’un crédit de téléphone de cent mille francs.

·         Les membres des commissions bénéficient d’une indemnité de session de cent cinquante mille francs, d’une indemnité de transport de cent mille francs et d’un crédit de téléphone de soixante quinze mille francs.

     Ils gardent en sus leurs traitement et avantages de leur ancienne fonction.

Les présidents, les  vices présidents et les présidents de commission  sont inamovibles et atteignent la  retraite à l’âge de 70 ans.

  

 

  Les membres des commissions sont nommés pour trois (03) ans renouvelables une fois.

          Les membres du bureau sont nommés par le Président de la République.

      Ils prêtent serment devant le tribunal.

 

                               

                                                                                  DE  L’ASSEMBLEE NATIONALE

L’Assemblée Nationale du Sénégal, sous sa forme actuelle, d’ailleurs elle n’a jamais changé sauf dans des cas avérés de manipulations politiciennes, ne peut répondre aux attentes des Sénégalais. Une Institution qui prétend parler au nom des populations et dont le mode de fonctionnement est plus vieux que la majorité de cette population est forcément dépassé, il faut le dire, l’Assemblée Nationale est obsolète tant de par le mode de désignation des députés que de la pertinence et de l’efficience de sa mission. L’Assemblée Nationale doit avoir un rôle tant politique que technique pour coller aux objectifs de développement qui pourront sortir le Sénégal de ce sous- développement qu’il ne mérite pas.

L’acte III de la décentralisation devrait être le prétexte pour ressusciter les Assemblées Régionales desquelles seront issus les députés qui  représenteront leurs régions ou localités à l’Assemblée Nationale. La participation des citoyens à la gestion des services publics locaux constitue l’une des nouvelles exigences de la République.

Ce sont les députés élus aux assemblées régionales qui siégeront à l’Assemblée Nationale.

                                                               L’Assemblée Régionale 

 L’Assemblée régionale peut épouser les contours géographiques et juridiques des actuelles régions.

Ses membres de droit sont :

-          Les comités départementaux de développement (CDD)

-          Les représentations syndicales locales

-          Les représentations patronales locales

Les membres de droit constituent la commission permanente qui travaille avec les élus pour préparer les sessions parlementaires locales et nationales chacun dans le domaine qui le concerne et participent aux votes. Les membres de droit de l’Assemblée régionale n’ont pas droit de vote lors de l’élection du Président.

Les membres de droit, les élus, les citoyens et associations  peuvent proposer des lois spécifiques à la région dans les domaines économique, environnemental et culturel.

L’Assemblée régionale est configurée comme l’Assemblée Nationale dans sa composition et dans ses missions.

 

                                                                       Election du député

Les députés de l’Assemblée régionale sont élus au suffrage universel direct dans des circonscriptions définies à l'intérieur de chaque département. Les électeurs sont appelés à choisir un député parmi des candidats qui se présentent à titre individuel ou dans des listes. Les électeurs sont ainsi appelés à voter pour des listes régionales (mais avec des sections départementales), respectant la parité entre les femmes et les hommes. Si aucune liste ou candidature individuelle n’obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour est organisé. Peuvent participer à ce deuxième tour les deux candidats arrivés en tête ainsi que celles qui ont rassemblé au moins 10% des suffrages exprimés. Pour être élu dès le premier tour, il faut obtenir la majorité absolue, c'est-à-dire plus de la moitié des suffrages exprimés, et un nombre de suffrages au moins égal au quart des électeurs inscrits. Pour être élu au second tour, la majorité relative suffit : c'est le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages qui l'emporte.

Le Président de l’Assemblée régionale est élu par ses pairs à la majorité des 2/3, Si personne n'a atteint ce résultat, un second tour est organisé. Est alors proclamé élu le candidat ayant obtenu la majorité relative, c'est-à-dire le plus grand nombre de voix. Le vote est secret. Le mandat de député est de cinq ans renouvelable une fois.

                                                                                       L’Assemblée Nationale

Les députés des Assemblées régionales vont composer L’Assemblée Nationale et élire Le Président de l’Assemblée Nationale selon les règles en vigueur à l’actuelle assemblée.

Les questeurs de l’Assemblée Nationale sont des inspecteurs du Trésor désigné par le Ministère du Budget.

                                                                             Traitement des députés

•         Le président  de l’Assemblée Nationale bénéficie d’une indemnité de cinq cent mille francs, de trois cent litres de carburant et d’un crédit de téléphone de cent mille francs.

•         Les  vices  présidents bénéficient d’une indemnité de quatre cent mille francs, de cent cinquante litres de carburant et d’un crédit de téléphone de cent mille francs.

•         Les membres du bureau bénéficient d’une indemnité de trois cent cinquante mille francs, de cent cinquante litres de carburant et d’un crédit de téléphone de cent mille francs.

•         Les députés bénéficient d’une indemnité de trois cent mille francs, de cent cinquante litres de carburant et d’un crédit de téléphone de soixante quinze mille francs.

Tous les députés bénéficient d’un véhicule de fonction et d’un chauffeur.

En session régionale, le député et les membres de droit bénéficient d’une indemnité de session équivalente au per diem d’un fonctionnaire de la hiérarchie A en déplacement dans sa circonscription.

En session nationale, le député bénéficie d’une indemnité de session équivalente au per diem d’un fonctionnaire de la hiérarchie A en déplacement hors de sa circonscription.

 

 

                  

                                          DU POUVOIR DE NOMINATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Président de la République nomme aux emplois civils et militaires, c’est connu de tous, mais au-delà de ce pouvoir discrétionnaire de nomination, le Président de la République doit être renforcé par une opinion publique forte et par ceux qui l’ont élu pour choisir les meilleurs des hommes pour mener à bien les projets qui nous concernent. Tout le monde sait maintenant que les partis politiques ne sont plus les outils de conquête de pouvoir, en tous cas, ici au Sénégal. Les 50% des 65.80% qui ont porté le PR Macky Sall au pouvoir  n’ont été ralliés par aucun allié ou affidé, ils ont élu Macky Sall, Président, parce qu’ils croient en lui et par les besoins d’une autre manière d’être gouvernés et surtout de ruptures tant générationnelle que de soif de changements en profondeur. La plupart sont des jeunes de moins de 25 ans, cette frange de la population qui n’a aucune visibilité sur son futur et qui vit des difficultés présentes causées par leurs parents qui leur ont obstrué l’avenir par la course aux richesses faciles, les grèves stériles à soubassement mercantiles et la destruction des valeurs éducationnelles dont elle a conscience qu’elle est la première victime. Ce sont ces jeunes qui ont lucidement porté le Président Macky au pouvoir et ils ont pleinement conscience de qu’ils attendent de lui.

 Le pouvoir de nomination est un levier entre les mains du Président de la République qu’il doit actionner au mieux des intérêts du Sénégal et des Sénégalais et aussi dans son intérêt à lui, pour que la postérité, que personne ne peut manipuler, retienne que c’est sous ce Président de la République que les premiers jalons de gouverner autrement et mieux ont  été posés. Le Sénégal regorge de fils qui ne demandent qu’à le servir, à ceux-là, il faut ouvrir les portes et il n’y a qu’une seule façon, c’est d’ouvrir  la compétition à tous les postes, qu’ils soient ministériels, de directeurs jusqu’aux plus petites entités administratives. C’est d’ailleurs là et nulle part ailleurs, à cette hauteur que le Président de la République est le Président de tous les Sénégalais, comme il l’a dit au soir du raz de marée qui l’a porté au pouvoir.

Ce qui va changer : le Président de la République lance un appel d’offres de services avec un cahier de charges pour chaque ministère. La meilleure offre qui sera retenue va constituer le cabinet ministériel et le Président aura la latitude de nommer la compétence de son choix comme ministre pour le superviser - le mot « ministre » venant du mot latin « minister », signifiant « serviteur » ou « premier serviteur »- ce serait pas mal de retourner à son vrai sens et cette manière de gouverner appelle à des obligations de résultats, parce que c’est un contrat avec des clauses et des objectifs que le cabinet signe avec l’Etat.

Prenons un exemple : le gouvernement du Sénégal veut développer trois secteurs dans l’Agriculture.

1/ Produire un million de tonnes de riz dans les cinq ans

2/ Produire  un million de tonnes de mil dans les cinq ans

3/ Produire un million de tonnes de maïs dans les  cinq ans

Aussi simple que quand le Gouvernement veut des véhicules, il lance un appel d’offres avec un cahier de charges et à la place de bureau de contrôle ou cabinet de vérification, c’est le ministre et les directeurs de département qui se chargent de contrôler le travail. Et un organisme comme l’ARMP pourrait se charger de sélectionner les offres et l’Assemblée Nationale et le Sénat valider l’offre retenue.

Cet exemple peut être multiplié dans tous les secteurs et en plus du pilotage, il permet de ratisser large, en réunissant le maximum de ressources humaines dans des objectifs de développement. Cette façon de gouverner a plusieurs avantages pour le Président de la République, dont le plus notoire, est qu’il peut exiger des résultats 

Meunn Na Né ( C'est Possible) . Institutions citoyennes

Le 24 mai 2014, 14:14 dans Société 0

                               DU POUVOIR DE NOMINATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Président de la République nomme aux emplois civils et militaires, c’est connu de tous, mais au-delà de ce pouvoir discrétionnaire de nomination, le Président de la République doit être renforcé par une opinion publique forte et par ceux qui l’ont élu pour choisir les meilleurs des hommes pour mener à bien les projets qui nous concernent. Tout le monde sait maintenant que les partis politiques ne sont plus les outils de conquête de pouvoir, en tous cas, ici au Sénégal. Les 50% des 65.80% qui ont porté le PR Macky Sall au pouvoir  n’ont été ralliés par aucun allié ou affidé, ils ont élu Macky Sall, Président, parce qu’ils croient en lui et par les besoins d’une autre manière d’être gouvernés et surtout de ruptures tant générationnelle que de soif de changements en profondeur. La plupart sont des jeunes de moins de 25 ans, cette frange de la population qui n’a aucune visibilité sur son futur et qui vit des difficultés présentes causées par leurs parents qui leur ont obstrué l’avenir par la course aux richesses faciles, les grèves stériles à soubassement mercantiles et la destruction des valeurs éducationnelles dont elle a conscience qu’elle est la première victime. Ce sont ces jeunes qui ont lucidement porté le Président Macky au pouvoir et ils ont pleinement conscience de qu’ils attendent de lui.

 Le pouvoir de nomination est un levier entre les mains du Président de la République qu’il doit actionner au mieux des intérêts du Sénégal et des Sénégalais et aussi dans son intérêt à lui, pour que la postérité, que personne ne peut manipuler, retienne que c’est sous ce Président de la République que les premiers jalons de gouverner autrement et mieux ont  été posés. Le Sénégal regorge de fils qui ne demandent qu’à le servir, à ceux-là, il faut ouvrir les portes et il n’y a qu’une seule façon, c’est d’ouvrir  la compétition à tous les postes, qu’ils soient ministériels, de directeurs jusqu’aux plus petites entités administratives. C’est d’ailleurs là et nulle part ailleurs, à cette hauteur que le Président de la République est le Président de tous les Sénégalais, comme il l’a dit au soir du raz de marée qui l’a porté au pouvoir.

Ce qui va changer : le Président de la République lance un appel d’offres de services avec un cahier de charges pour chaque ministère. La meilleure offre qui sera retenue va constituer le cabinet ministériel et le Président aura la latitude de nommer la compétence de son choix comme ministre pour le superviser - le mot « ministre » venant du mot latin minister, signifiant « serviteur » ou « premier serviteur »- ce serait pas mal de retourner à son vrai sens et cette manière de gouverner appelle à des obligations de résultats, parce que c’est un contrat avec des clauses et des objectifs que le cabinet signe avec l’Etat.

Prenons un exemple : le gouvernement du Sénégal veut développer trois secteurs dans l’Agriculture.

1/ Produire un million de tonnes de riz dans les cinq ans

2/ Produire  un million de tonnes de mil dans les cinq ans

3/ Produire un million de tonnes de maïs dans les  cinq ans

Aussi simple que quand le Gouvernement veut des véhicules, il lance un appel d’offres avec un cahier de charges et à la place de bureau de contrôle ou cabinet de vérification, c’est le ministre et les directeurs de département qui se chargent de contrôler le travail. Et un organisme comme l’ARMP pourrait se charger de sélectionner les offres et l’Assemblée Nationale et le Sénat valider l’offre retenue.

Cet exemple peut être multiplié dans tous les secteurs et en plus du pilotage, il permet de ratisser large, en réunissant le maximum de ressources humaines dans des objectifs de développement. Cette façon de gouverner a plusieurs avantages pour le Président de la République, dont le plus notoire, est qu’il peut exiger des résultats et faire travailler correctement  ses collaborateurs. En plus, il est libéré des pesanteurs politiques par rapport à sa mission d’Etat, ce ne sera qu’en ce moment que la Patrie pourra passer avant le parti.

Pour les directeurs nationaux, en plus de remplir les critères d’éligibilité, il faudra que les candidats aient des projets à même de projeter l’entité qu’ils veulent diriger en avant. En fait, tous les postes de l’Etat doivent être profilés, ceux qui aspirent à les diriger aussi, du directeur de cette Administration aux chefs de département jusqu’aux chefs d’unités. C’est la seule manière de mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut.

 

Et c’est seulement après que le Président entérine et nomme et il aura toujours le pouvoir de révoquer, ce qui est beaucoup plus important.

Offres d'emplois au PR Macky Sall

Le 24 mai 2014, 14:08 dans Sorties 0

    Mr Alioune Badou NDAO                                                                       Wayambam, le 24  Janvier 2014

 Wayambam, lot N° 07 – Lac Rose

                    Tel: 77 633 26 42

                         DAKAR

 

          Monsieur Alioune Badou NDAO

                                                                                                                

 Monsieur le Président de la République,

 Je vous écris pour vous proposer des projets déjà ficelés dans le  cadre de votre politique Emplois.

Monsieur le Président de la République, les projets que j’ai l’honneur de vous présenter Monsieur, ont été élaborés depuis plus d’une dizaine d’années et ont été modifiés et mis à jour selon les contingences du moment. Ces cinq (05) modules liés peuvent créer pas moins de cinquante cinq mille emplois  directs et plus d’un million d’activités génératrices de revenus. Leur réalisation ne demande pas plus de cent milliards de francs (100 000 000 000 frs) et leur effectivité est garantie. Ils permettent des mutations réelles qui changeront le vécu des Sénégalais et poseront les actes d’un Sénégal nouveau où régneront la Loi du Travail et partant du Mérite.

Monsieur le Président de la République, il est évident que le Sénégalais devient de plus en plus difficile à gouverner du fait principalement que des habitudes ancrées ont fait de lui, un demandeur de droits qui ignore délibérément ses devoirs et qui pense que le Travail ne paye pas et qu’on doit l’assister tout le temps sur tout. Cela se voit partout, dans cet incivisme qui est devenu un mode de comportement banal et qui va tuer tous les efforts de développement quel que soit  l’ampleur des moyens mis en œuvre pour y parvenir, dans la quête de travail qui ne demande pas ou peu de sueur ou de  sacrifices et surtout dans la banalisation des Institutions  dont le point le plus écœurant est  - on l’entend souvent dans les médias – «  Que le Président de La République nous donne du travail » .

Monsieur le Président de la République, il y a du travail dans ce pays, énormément de travail d’ailleurs, c’est une aberration que de parler de chômage dans un pays sous développé, donc en construction ; maintenant, le problème qui se pose est un problème de volonté politique pour inciter, voire obliger les Sénégalais à travailler. Ce qui n’est pas une difficulté insurmontable au vu des ressort sociologiques qui sont fondés sur des agrégats qui même s’ils sont mis en mal, tiennent encore.

Pourquoi ne voit-on pas de peuls fouta chômeurs au Sénégal ? parce que tout simplement, ils prennent ce que le Marché du travail offre, ce que l’Economie réelle active  peut restituer en terme de gain de travail, de revenu, c’est-à-dire les 1638 frs / jour du PIB/Tête d’habitant (Banque Mondiale et Direction des statistiques), qui est une réalité palpable en terme d’offres de services et d’activités sans limite. L’Economie réelle de ce pays peut faire vivre les Sénégalais et les utiliser tous, encore faudrait- il qu’on les oblige à regarder dans cette direction et à y aller.

Une erreur historique a été depuis l’Indépendance de lier l’Education (l’Ecole) à l’Emploi, c’est la formation qui débouche à l’Emploi, c’est cet amalgame qui fait que aujourd’hui les diplômés de l’Ecole constitue le gros des sans activités, du fait simplement que le marché du travail n’a besoin que d’une infime partie de cette catégorie, formée pour d’autres réalités que celles qui nous concernent. C’est pourquoi aussi, que ne trouvant aucune issue sur le marché, ils se tournent ou se retournent vers l’Etat pour exiger leur recrutement, le plus souvent maintenant au prix de chantages (grèves de la faim, marches etc…).

C’est dans cette vision de changer les choses ou tout au moins de valoriser des secteurs entiers de notre Economie que nous vous proposons Monsieur le Président de la République les cinq  modules liés  appelés « jobs solution » que sont :

-           la Codification,

-           le Village du Futur,

-           la Nouvelle Circulation Routière,

-           le Relais de Justice et de Médiation,

-           le Service militaire et  civique obligatoire.

 

                                                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                             

                                                            

                                                                 MODULE N° I

                                                            LA CODIFICATION

                                                         La Sénégalisation des emplois

Dans les années 80, au plus fort de la crise de l’Emploi en France, le gouvernement cherchait des niches d’emplois dans tous les secteurs, une commission fut créée et la réflexion suscitée. Le constat qui avait été fait est que quand dans les mairies, on affichait des offres d’emplois du genre : la municipalité recherche des  balayeurs, des éboueurs, des vigiles ou concierges, des plantons etc… : 90%  des prétendants étaient d’origine étrangère ou en tous cas des français d’origine maghrébine, africaine ou des espagnols et des portugais .Il fallait donc ouvrir ces activités dédaignées des français à ceux- ci. Une géniale astuce fut trouvée, il fallait juste renommer ces activités en changeant les termes :

-            Le balayeur devint  un technicien  de surface ;

-            Le gardien ; un  vigile,

-            Le manœuvre, un manutentionnaire ;

-            Le planton : un coursier  etc …….

 La tendance s’est inversée. maintenant aux appels d’offres répondent à 90 % les français de souche.

Nous croyons que les Sénégalais sont confrontés à ce genre de comportement.

La Sénégalisation commence par l’identification et le dénombrement des acteurs d’une filière et l’évaluation de la masse d’argent qui est brassée dans ce secteur. Certaines filières, dont les autorités ne prêtent pas attention et qui sont occupés essentiellement par des étrangers, sont des zones de dépenses de haute consommation et créatrices de main d’œuvre en série.  Un exemple : la coiffure homme ;( métier essentiellement  exercé par les étrangers) si vous prenez une ville comme Dakar, dont on dit qu’elle est peuplée de trois millions d’âmes ; au moins, 200 000 personnes se rasent la tête hebdomadairement en raison de 300 frs la séance, ce qui fait soixante millions/semaine au minimum, deux cent quarante millions/mois, deux milliards huit cent quatre vingt millions/an qui tombent dans l’escarcelle de cette main-d’œuvre, sans conséquence positive pour le Trésor national et les jeunes Sénégalais.

Ces exemples, on pourrait les multiplier dans des secteurs aussi divers que la filière fruits importés (28 000 000 000) vingt huit milliards, la boucherie, la restauration, la petite distribution, tous ces secteurs de consommations des populations à revenus bas et très bas, qui constituent le gros du bataillon des consommateurs, aux mains des étrangers. Au Sénégal, quand on dépense 100 frs, il est très probable que les 80% aillent dans la caisse d’un étranger.

Pour encourager les Sénégalais à occuper ces filières, il faut dé complexifier ces emplois en changeant leur nom pour enlever la charge négative d’abord et que l’Etat impose des modes de distribution strictes et le respect totale des conditions d’hygiène dans les secteurs de la restauration et de la filière Alimentation.

Mais, cela ne suffit pas, il faut formater un autre type de Sénégalais en promouvant des associations à vocation civique pour sensibiliser les populations et les orienter vers un nationalisme économique sans xénophobie, par la formation civique pour l’Action citoyenne.

Pour arriver à ce résultat, il incombe à l’Etat de mettre en place un système de transformation des activités économiques en emplois par la codification.

                                                                La Carte de Travail

La mise en place des Bureaux de la Main d’œuvre (BMO) par les mairies et les hôtels communautaires et l’institution de la carte de travail  permettra d’identifier, de ficher et  codifier l’ensemble du personnel  du secteur dit informel  (étrangers et nationaux) dans tous les secteurs de l’Agriculture, de la pêche, du commerce etc.. et  de recouvrer au moins deux cent quinze  milliards de francs rien qu’à l’enregistrement.

La mise en place de la carte de travail qui permettra de codifier tous les emplois et métiers existants (du vendeur au coiffeur, en passant par les laveurs de voitures, les artisans ; les mécaniciens,  les pêcheurs ; etc).  4 500 000 métiers exercés  et d'activités peuvent être identifiés par ce système, régulés et réglementés. C'est ce qui se passe dans les pays développés tout simplement. La codification permet d’alimenter les caisses de retraite (IPRES etc..), d’orienter les flux financiers, de générer des emplois connexes par  les  mutuelles, de capter l’épargne nationale et mieux, de donner de la respectabilité à ces métiers.

La carte de travail est renouvelable chaque année.

Soit :

- 12 000 frs pour les 3 000 000 nationaux  = 33 000 000 000 frs – trente trois  milliards

- 60 000 frs aux 3 000 000   ressortissants CEDEAO = 180 000 000 000)– cent quatre vingt milliards

- 180 000 frs aux 12 000  ressortissants hors CEDEAO = 2 160 000 000)- deux  milliard cent soixante  

  millions.

La mise en place de la codification peut créer:

- 8 000 emplois directs rémunérés  (8000 x 100 000 frs x 12  (mois) = 8 000 000 000 frs) liés à l’exécution

  de ce programme en cinq ans.

-  5 000 emplois indirects nationaux

- financer le service militaire et civique obligatoire

- financer les « Village du Futur »

- autres

 

 

 

 

                                                     

 

 

                                                 La Contribution Sociale Généralisée 

Après la mise en place de la codification, la mise en exécution de la démocratisation de l’Impôt sera  plus  est plus aisée à réaliser.  Il ne faudrait  jamais perdre de vue que sans l'accomplissement des devoirs, on ne peut revendiquer de droits, si les citoyens veulent être égaux devant la Loi et bénéficier des services communs de l'Etat, il n y a que le paiement de l'impôt qui peut les mettre à égalité. Comment peut- on obtenir une carte d'identité, voter, se soigner dans les hôpitaux, marcher sur le macadam, bref, être citoyen et ne pas payer pour ? C’est une hérésie qu’il faut corriger au plus vite. Un Etat démocratique doit veiller en premier à instaurer les outils démocratiques que sont en premier le recouvrement de l'impôt et la redistribution des revenus par la construction d'infrastructures de base, l'Education, la Formation, la Santé, etc....

Quatre  millions de Sénégalais sont en âge de payer  l’impôt, moins de 700 000 le payent, et encore, ce n’est que l’impôt sur le revenu identifié. La taxe rurale est obsolète et inopérante, il faut généraliser l’impôt pour en faire la clé d’accès à l’obtention de droits comme la carte nationale d’identité, les soins de santé, la carte d’électeur, le permis de conduire ou de travail Le Quitus doit être obligatoire pour l’obtention de n’importe document administratif, bancaire ou même de la puce téléphonique.  etc…

L’impôt sur les personnes physiques ou contribution sociale généralisée  doit s’appliquer sur tous, nationaux et étrangers de plus de 18 ans d’âge.

                       L’impôt sur les personnes physiques ou contribution sociale généralisée

Pourrait rapporter plus de sept cent milliards/an (700 000 000 000) de recettes.

Soit :

-         24 000 frs/an pour les 7 000 000 de nationaux = 168 000 000 000 frs / cent soixante huit milliards ;

-         180 000 frs/an pour les 3 000 000 de ressortissants de la CEDEAO = 540 000 000 000 frs / cinq

         cent quarante milliards ;

-         1 200 000 frs/an pour les 12 000 ressortissants hors CEDEAO = 14.400 000 000 frs/  quatorze     

           Milliards quatre cent millions.

 

 

 

 

 

 

 

                                                                  

                                                                

                                                                  MODULE N° II

                                          LA NOUVELLE CIRCULATION ROUTIERE

 

Les lois et règlements qui régissent les transports terrestres au Sénégal s’ils sont pertinents souffrent de leurs mauvaises applications par la force d’habitudes ancrées qui ont engendré des comportements répréhensibles dont tout le monde, des acteurs  à ceux qui sont chargés de la constatation et de la répression des infractions sont installés et ne sont pas près de quitter ou d’abandonner. Avec toutes  ces mutations que vont entrainer les  nouvelles infrastructures et l’entrée du pays dans le nouveau millénaire et la modernité, il est  urgent  de dépoussiérer les textes et de les transmuter pour rendre efficiente  et maximale la prise en main d’un secteur aussi  névralgique que le Transport  qui cause des pertes énormes à notre Economie du fait de son immobilisme et cause des dégâts énormes en terme de Santé publique. Une nouvelle circulation routière ou une autre manière de circuler vient à son heure.

 Par les différenciations visuelle et  catégorielle des permis de conduire comme décrits ci-dessous et l’implication des professionnels de la route dans la mise en œuvre   de la Nouvelle circulation routière car le problème principal demeure d’un fait hérité de la colonisation qui donne aux policiers le rôle de régulateurs de la circulation routière, cela n’a rien de répréhensible si ceux-ci doivent t remplir certaines conditions et être formés pour, ce qui n’est pas le cas sous nos cieux . En France, dans les années 60, dès que ces insuffisances ont été notées , le recrutement des agents de la circulation s’est spécifié , ce qui a amené le corps des contractuels qui sont des auxiliaires de la Police nationale recrutés dans les métiers de la Route . Il est vrai que tout policier ou gendarme qu’on est, si on n’a jamais conduit un vélo , il n’est pas aisé de sentir la circulation pour la débloquer , c’est l’une des tares de la mobilité qu’il faut corriger au plus vite par la mise en place d’un corps des « contractuels » ( voir composition de la Cie de circulation ) .

 La refonte du fichier du permis de conduire peut être chose aisée si on utilise le matériel de confection des cartes d’identité numérisées et des cartes électorales. Le renouvellement des sept cent mille permis de conduire à  pourrait rapporter dix sept  milliards (17 mds) dont deux milliards (02) pourraient servir à la mise en place des circonscriptions routières et des   « relais de justice ».

La mise en place de la « Nouvelle Circulation Routière pourrait créer trois mille emplois directs et conformer  plus de deux cent mille emplois (chauffeurs et apprentis).

Voir projet en pièce jointe

     

 

 

 

 

 

                                                                 

                                                                     MODULE III

                                 LE SERVICE MILITAIRE OU CIVIQUE OBLIGATOIRE

La montée de l'individualisme engendre incivilité, violence et dilue le sentiment d'appartenir à la collectivité nationale. Force est de constater que le lien social s'est distendu et qu'une confusion s'est établie entre droits et devoirs. Qui ne mesure l'accroissement du désarroi de nos concitoyens ? Qui n'éprouve le sentiment que nos valeurs communes s'érodent, que les solidarités traditionnelles s'affaiblissent ?

Le service militaire,  permet un brassage culturel et social, il participe à la cohésion sociale en ce qu'il est un lieu où se transmettent les valeurs de la République  où l’uniformisation gomme les inégalités sociales et les liens sociaux basés sur des vécus communs créent des affinités que l’on ne peut trouver nulle part ailleurs. Enfin, il peut donner la possibilité d'acquérir une formation, de se découvrir des talents et des capacités professionnelles. N'est-il pas temps de mettre davantage les valeurs de la République à l'ordre du jour, face à l'affaiblissement du civisme, et de la citoyenneté ? Apprendre à vivre ensemble et autrement, transcender les individualismes, respecter les différences, s'ouvrir aux autres, constituent les fondamentaux de la vie en collectivité. Et cela passe par le développement du civisme, culture première du citoyen à laquelle il faut redonner un élan nouveau.  Ainsi, nous considérons que la République a encore quelque chose à dire. Elle est capable de transmettre ses valeurs. Elle peut continuer de porter un projet collectif qui transcende les barrières de classe, de naissance et d'origine.

Quant à la générosité et à l'altruisme, ils ne font pas défaut aux Sénégalais. Il suffit de regarder ces bénévoles qui s'investissent dans les associations, ces jeunes qui poussent votre voiture en panne, que vous envoyez sans contrepartie faire vos courses ; ces étudiants bénévoles  qui donnent de leur temps pour donner des cours pendant les vacances, ces infirmières, ces médecins qui soignent gratuitement dans les quartiers. Ce n'est donc pas le peuple qui est coupable d'égoïsme, c'est le modèle de société qu'on lui propose.  Prenons un exemple typique ; celui d’un jeune qui est né dans un hôpital public, est allé à l’école publique puis à l’université et enfin a accédé à  la plus haute hiérarchie de l’Administration en passant par une Ecole d’Etat. Il a bénéficié de bourses et diverses aides de l’Etat et des collectivités mais en retour n’a à aucun moment de sa vie rien, absolument rien fait pour sa communauté qui l’a pris en charge pendant toute sa carrière, bref toute sa vie, en le soignant,  l’éduquant, le protégeant et assurant son avenir. Ce jeune devenu cadre ne pensera jamais servir, il se servira , on ne lui a pas appris à donner de soi ,à aller au sacrifice fût – il suprême. Ce jeune , c’est peut- être l’occasion qui ne lui a pas été donnée de servir sa collectivité ou sa communauté ou même son pays car la jeunesse par essence est généreuse et volontaire ; c’est tout le sens de notre proposition car autant apprendre la règle de trois est primordial pour un jeune ; autant est aussi important d’apprendre et d’inculquer aux jeunes les réflexes de bonne éducation , de respect de l’environnement , du sens de la responsabilité  et de l’amour de la patrie par la pratique civique et citoyenne.

Un exemple, en France, la suppression du service militaire obligatoire a engendré cette jeunesse qui casse et sans repères civique et citoyen, parce qu’ effectivement, l’Armée était le seul endroit  et la seule occasion où elle  pouvait se sentir française. Mais  l'État ne peut pas tout. Et le citoyen ne peut se réduire à un consommateur de droits ou de prestations. Il doit être un acteur conscient et responsable. « Si les droits qui lui sont reconnus sont inaliénables, les devoirs qu'il lui faut assumer sont imprescriptibles ». Il appartient donc à l'État de faire vivre les valeurs de la République. C'est à lui d'organiser le cadre qui permettra de réinventer un système capable d'inculquer aux jeunes, pour une part au moins, que le civisme est un devoir et la citoyenneté un droit.

Voir le projet Service militaire ou civique obligatoire en pièce jointe.

                                                                      MODULE IV

                                                          LE VILLAGE DU FUTUR

 Il s’agit d’édifier une Cité Agricole avec toutes les infrastructures et toutes les commodités de la modernité. En créant ce cadre de vie attrayant qui regroupe des activités socio-économiques articulées autour de l’Agriculture, de l’Élevage ou de la Pêche, le VDF sera le prototype achevé en matière de révolution sociale paysanne et pourra même être exporté dans d’autres pays dans le cadre de l’intégration Africaine. 

L’idée première du projet est de faire bénéficier au monde rural de logements décents et d’un cadre de vie attrayant. Il est vrai que l’on ne doit pas perdre de vue que l’une des tares du travail de la terre est l’image de pauvreté et de désolation que renvoie la pratique paysanne sous nos cieux. Cette image de cases en paille, d’enclos brinquebalants, de greniers ancestraux et de bêtes faméliques en divagation  gravée dans notre inconscient ne milite pas en faveur du maintien ou du retour vers la terre des jeunes ou  du maintien dans ces métiers des acteurs traditionnels de ce secteur. C’est pourquoi, le volet habitat et Infrastructures Rurales appelé  « Village du Futur » est le premier jalon vers une renaissance et une réhabilitation des métiers de l’agriculture et de l’élevage puis vers l’autosuffisance alimentaire et l’agro- industrie.

 Le VDF peut être la réponse aux importations sans motif de certains fruits  et légumes comme les oranges, la banane, la mandarine, les carottes, même les cultures vivrières comme le mil, le maïs et le riz etc.. dont les sénégalais sont grands consommateurs et qui nous viennent  de l’étranger alors que tout ici est réuni pour en produire en quantité industrielle (trois grands fleuves traversent le pays). La traçabilité de nos produits d’élevage ( viande, lait, cuir,  etc) et la production de nos besoins en tabaski et de la consommation nationale peut être facilement réalisée dans le VDF.

 L’expérience fut tentée avec succès par feu le président Senghor à travers la Société des terres neuves (STN) dans la région de Tamba pour pallier l’importation de la banane, à ce jour, les villages que sont sankagne, kouar et saal crées à cet effet remplissent à merveille ce rôle.

Les colons sont les appelés du « service militaire et civique obligatoire » et la population locale.

Je voudrais Monsieur le Président de la  République vous faire dans cette lancée, la proposition de faire du ranch de Doli, le centre de formation et d’apprentissage aux métiers de la ferme. On a pas fait attention à une chose, mais à part le centre de formation horticole de Cambéréne, il n y a aucun centre de formation de base du paysan, il y a certes des écoles de formation comme le centre de formation de Ziguinchor, l’ENCR ou l’ENSA, mais à côté, l’apprentissage ne s’est fait que de manière traditionnelle, et cela a conduit à cette situation actuelle. L’Allemagne et la Turquie, les têtes de files de l’Economie Européenne sont les champions de la Formation de base ( l’apprentissage), en Suisse, les cadres et les dirigeants de tous les métiers, même les finances  sont issus de l’apprentissage, tout le système éducatif suisse est basée sur l’apprentissage ; la France est en train de suivre cette voie en épaulant sans limite et les ressuscitant même, les fameuses ligues des « compagnons » des métiers.   Je vous prie Monsieur le Président de la République, de relancer la coopération Israélienne pour faire du ranch de Doli le « village du futur » test.

Le « Village du Futur » ou « Daraay Euleuk » ou « Khelcom Spirit » peut être porté par une convergence d’opportunités politiques, confrériques, économiques. Un « Village du Futur » spécialisé dans chaque région du pays créerait  plus de cent cinquante mille (150 000)   emplois directs et plus d’un million d’activités liées.

Voir le « Village du Futur » et le Centre d’apprentissage aux métiers de la ferme en pièces jointes.

                                                         

                                                                  MODULE V

                                 LE RELAIS DE JUSTICE ET DE MEDIATION

Le Relais de Justice et de Médiation n’est pas une opposition à la Maison de Justice, la conception du Relais est partie des limites de celle – ci,  pour d’une part désengorger les tribunaux et d’autre part, restaurer les valeurs de dialogue, dont on parle encore, mais qui tendent à disparaître et aussi en faire le réceptacle des infractions aux codes de la Route, de l’hygiène et de l’Environnement et de la Police de proximité.

Le « Relais de Justice et de Médiation » est la mamelle des modules « Service militaire ou civique obligatoire », du « Village du Futur » et le bras armé pour l’application de toutes ces politiques.

Le « Relais » peut permettre la création de  cinq mille (5 000) emplois directs et peut fonctionner de manière financièrement autonome.

Voir module « Relais de Justice et de Médiation » en pièce jointe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur le Président de la République, si  je me suis fait l’honneur de m’adresser à vous directement, ce n’est pas faute d’avoir essayé de présenter notre travail à l’échelle qui sied  pour que tout soit remonté vers vous ; mais, il faut le dire, en vain. Je me suis fait violence, en contradiction  des principes et valeurs qui guident ma démarche de tous les jours d’utiliser cette voie, je m’en excuse au plus haut point et sollicite votre clémence et votre compréhension sur cette attitude hautement anti républicaine.

Dans l’espoir que vous considèrerez ce travail comme une contribution citoyenne dans vos vœux sincères de propulser ce pays en avant avec toutes les énergies des fils de ce cher Sénégal, je vous prie Monsieur le Président de la République de recevoir mes sentiments de profonds respects.

 

 

 

 

                                                                                                                                               A B NDAO